Juillet 2026

Sonia Leplat est directrice de la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs à Paris. Dans cet article, elle revient sur les liens entre pratiques en amateur et enseignements artistiques par le prisme des droits culturels.

Bientôt dix années à la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs (MPAA) rejoignent son expérience en collectivités territoriales sur un constat sans appel : celui de l’invisibilité des pratiques artistiques en amateur. Dans le paysage des politiques culturelles, les pratiques libres et autonomes des adultes qui se cooptent en collectifs et agissent sur la dynamique de leur territoire sont très peu mises en valeur, voire effraient. Or, à peu près partout en France, fourmillent des initiatives vertueuses et innovantes en matière de projets participatifs, visant la proximité, la circulation et la prise en compte des personnes, incluant parfois les groupes amateurs. Bien que vécues comme des initiatives exemplaires, ces actions « de niche », « hors cadre » demeurent isolées, peu connues, non connectées et rarement modélisées. 

La lecture du rapport de la recherche-action sur les pratiques culturelles des habitant·es sur les territoires (PACTe) confirme ce constat et témoigne d’un fort sentiment de cloisonnement exprimé par les acteurs des enseignements malgré l’envie de faire parcours, de transmettre, de partager. Ce sentiment de cloisonnement fait directement écho à celui qu’expriment les groupes de pratique en amateur : trouvant rarement un espace de reconnaissance et d’expression de leurs besoins, ils estiment souvent « ne pas compter ». 

Alors, qui est le cloisonné de qui ? Pourquoi ? Et surtout, comment renouer des liens ?

Pour aller plus loin : 

Apprenez-en davantage sur la recherche-action PACTe.